Exposition "La mer n'est pas un autre pays"

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Localisation
Jusqu'au vendredi 01 déc.
Site Internet http://www.alaincarayol.com
Adresse Galerie Les Bigotes 5 rue de la bienfaisance 56000 Vannes
“La mer n'est pas un autre pays” d'Alain Carayol - Photographies

Que voulons nous ? Nous reposer ? Nous recueillir ? Ressentir ou encore exprimer et extérioriser jusqu'à tout agrandir ? Que désirer ? La solitude pour méditer ? Contempler et intérioriser ? Et si c'était le moment de crier ou de faire le constat de l'inspiration divine ? Que voulons nous ? Partager et jouer, séduire pour aimer ? Aimer pour exulter ? Quel est donc l'endroit au monde qui permet tout cela ?

(Plus je regarde) les paysages maritimes habités par les figurants du littoral qui sont aussi de vraies personnes rencontrées par Alain Carayol, (plus il me semble) que ces habitués ou ces occasionnels bénéficient d'un potentiel d'inspiration énorme.

Dans ce monde, on peut vivre une expérience sublimante depuis une centaine de mètres du rivage jusqu'à la ligne d'horizon. Voir, sentir, entendre se conjuguent au tempo du présent. La perception se mêle à la représentation pour un moment fusionnel. Parfois l'action met l'esthétique au rang de la discrétion. Parfois l'esthétique se mêle au faire et à la représentation avec l'oeuvre éphémère du château de sable. Ou alors on consacre le lieu et le moment avec la présence de l'océan. Dans sa version la plus contemporaine, la présence de l'océan en fond d'écran assure au selfy un succès jamais démenti. Selon l'âge des acteurs, le rivage est le lieu de la séduction, de l'intitiation, quand il ne permet pas d'avoir une présence enveloppante qui sert à maintenir la vie. Car le sentiment océanique* traverse tous les âges - le sentiment d'une présence maternelle éternelle. Le temps ne passe pas et c'est un compliment que la vie nous adresse. Par notre simple présence la mer nous grandit. Elle nous reconnaît. Les personnages dans les scènes vues sont dans l'être, le faire, jamais dans l'avoir, ce qui suscite un regard empathique. Nous sommes au contraire dans l'expérience non figée des circonstances où acteurs et spectateurs ne font qu'un. Les jeunes filles qui jouent avec des ballons ne sont-elles pas aussi conscientes de leur beauté commune ? Pour autant, chacun peut dire si le moment est banal ou sacré. Notre paysage vécu du littoral est notre amer, un point de repère aux confins de la béance. Ne peut-on pas y vivre, le temps d'un plongeon, l'expérience mélée de la vie et de la mort ? Un jeune homme n'hésite pas à associer à la hauteur du saut, une figure d'acrobatie. Plus globalement, nous sommes en présence des eaux de l'origine et de la fin. Là où la masse liquide s'arrête. Et dans cet espace, des révélations rapides, inattendues, souvent indicibles se produisent. Les émotions mutent en sentiments, sans cesse recommencées à l'image des vagues brisant sur le sable.
C'est pourquoi les habitants de Notre Pays sont là, en quête d'un moment qui rallume la pulsion de vie. La mer n'est pas un autre pays, on y cottoie les humains qui l'afleurent, accessibles mais soudain incarnés par une force qui les dépassent. «Le pouls du Grand Océan bat dans chacune de ses créatures, toutes animées de pulsations.»*

* Le sentiment océanique est une notion psychologique et/ou spirituelle formulée par Romain Rolland qui se rapporte à l'impression ou à la volonté de se ressentir en unité avec l'univers (ou avec ce qui est « plus grand que soi ») parfois hors de toute croyance religieuse. Source Wikipédia.

* Jules Michelet, historien, 19ème siècle.

Vernissage le 17 novembre 2017
Jusqu'au ven. 01 déc. 2017
lundi--
mardi14h3019h
mercredi14h3019h
jeudi14h3019h
vendredi14h3019h
samedi14h3019h
dimanche--
Tarifs Min Max Description
Gratuit / /
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